Une raison ? Laquelle ?

Une raison ? Laquelle ?
Toute la journée d'hier, je me suis dit que la vie est injuste. Qu'il n'y a pas de justice en ce bas monde. Je me suis demandée de quel droit l'on pouvait se permettre de me juger. Que sait-on de ma vie, de mon quotidien, de mon ressenti ? Rien ! Strictement rien ! Et rien que pour cette raison, l'on n'a pas le droit de juger autrui, de me juger. Il y a des moments où j'ai envie de faire pleins de chose. Je me dis : "tu vas faire ça, puis ça et encore ça." Bref ! Tout ce que je faisais avant... Puis, tout à coup, je tombe sur un objet, une photo, un vêtement etc. Et là, c'est le drame ! Je n'ai plus qu'une seule envie : pleurer, pleurer encore et encore, pleurer pour évacuer toute cette souffrance, tout ce mal être, toute cette absence qui me mine, pleurer pour être occupée, pleurer pour ne pas penser. Plus tard, dans la journée, au fil de mes lectures, je tombe sur cette phrase : "Nous devons reconnaître que le monde auquel nous appartenons est beau et parfait, et accepter l'idée que toute chose trouve sa justification dans les mystères divins." Navrée ! Mais même avec la meilleure volonté du monde, comment pourrais-je, moi, la mère désenfantée que je suis, trouver que notre monde est beau et parfait ? Quelle signification peut-il y avoir à vivre une telle épreuve, à perdre son fils ? C'est inhumain d'infliger une telle épreuve, une telle souffrance, un tel malheur à une mère ! Puis au fil des pages, je lis ceci : "Les lois de Dieu sont impénétrables, et nous ne sommes pas habilités à juger ce que nous ne comprenons pas." Tout à fait ce que je me suis dit toute la journée. Nous ne pouvons juger ce que nous ne comprenons, ne savons pas. Nous ne sommes ni dans la vie, ni dans la tête des gens. Mais aussi ces quelques mots : "Soyons toutefois convaincus que nous avons notre place dans cet univers et que toute chose a un sens. Nous devons donc nous réjouir de notre existence, la justifier également, renoncer aux luttes stériles et nous mettre à construire." Quel sens peut-il y avoir à perdre son fils bien-aimé, sa moitié, sa raison d'être ? Comment voulez-vous construire alors que vous n'êtes qu'un tas de ruines ? Qu'on m'explique ? Qu'on me donne une réponse ?
Dans tout cela, Jérôme, la seule chose dont je suis certaine : c'est mon amour pour toi mon ange, mon fils, mon Di Ji pour l'éternité.

# Posté le dimanche 26 octobre 2008 02:56

22/12/2006 - 22/10/2008

22/12/2006 - 22/10/2008
Vingt-deux (22) mois

Vingt-deux mois que tu m'as laissé seule affronter mon destin.
Vingt-deux mois que je me lève tous les matins parce qu'il le faut.
Vingt-deux mois que je vis parce que je ne peux laisser ton frère et ton papa mais aussi et surtout pour que tu continues à être fier de moi. Mais je t'assure Di Ji que le coeur n'y est pas.
Vingt-deux mois que je cache mes yeux rougis et gonflés sous des tonnes de maquillage.
Vingt-deux mois que je dissimule mes cernes sous toute sorte d'artifices.
Vingt-deux mois que je survis.
J'en ai marre de cette vie là et je me demande si tu me vois.
Et je me demande quand je te reverrai.
Et je me demande pourquoi.
Pourquoi ? Cette éternelle question à jamais sans réponse.
JE T'AIME MON FILS, MON JEROME, MON ANGE, MON DI JI.

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 02:13

24 ANS - JOYEUX ANNIVERSAIRE JEROME

24 ANS - JOYEUX ANNIVERSAIRE JEROME
JOYEUX ANNIVERSAIRE JEROME - 24 ANS


Aujourd'hui, ensemble, nous devrions fêter ton vingt-quatrième anniversaire. Si le destin n'avait pas fait son chemin, il en serait ainsi. Saches, Jérôme, mon fils, que celui-ci nous a éloigné mais que jamais il ne nous séparera. Nos coeurs sont liés d'un amour éternel.
JE T'AIME MON DI JI, MON FILS
.
Mes sentiments pour toi, rien ne pourra les changer.
Mon coeur de maman ne peut se résoudre à accepter l'inacceptable. J'en suis toujours là. Je ne peux me faire à l'idée d'avoir failli à mon devoir. Je t'ai mis au monde, chéri, aimé mais je n'ai pas su te protéger. Je n'ai pas su t'empêcher d'aller à la mort.
C'est extrêmement dur pour moi. Que de questions taraudent mon esprit. Comment vais-je faire pour te souhaiter ton anniversaire ? M'entendras-tu ? Me vois-tu vraiment ? Et puis, je ne peux me faire à l'idée que la seule chose que je puisse faire pour toi en ce jour pas comme les autres. C'est aller nettoyer à fond ton monument , qui, je l'espère, dans un laps de temps court sera aussi le mien. Mais aussi, en guise de cadeau d'anniversaire, une gerbe et un bouquet de fleur pour le second vase. Comment veux-tu, mon Jérôme, mon fils, que j'accepte une telle injustice ???? ????
Mais je me souviens également de tous ces anniversaires que nous avons souhaités ensemble. Chaque fois, je décorais la maison avec des décorations d'Halloween. Eh oui ! Le mois d'octobre est le mois d'Halloween ! Cette année, comme toutes les autres, je ne vais pas faillir à cette règle et décorer ton monument funéraire de décor d'Halloween. En souvenir de tous ces beaux anniversaires passés ensemble mon ange. Puisque dorénavant tel est mon destin.
TU ME MANQUES TELLEMENT.

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 02:31

BONNE FETE JEROME

BONNE FETE JEROME
BONNE FETE JEROME

Hier soir, nous avons regardé "Joséphine ange gardien". Tu sais bien Jérôme que chaque fois l'on se doit d'enregistrer ces épisodes pour ton Tiyus. A la fin, nous sommes allés nous coucher. Alors que nous étions allongés dans le noir, papa et moi. J'ai dit : "Ce feuilleton fait rêver ! J'aimerais avoir un ange dans ma vie." Et là, en même temps, spontanément, papa et moi, nous sommes exclamés :

NOUS AIMERIONS AVOIR NOTRE ANGE.
NOUS T'AIMONS JEROME - TU NOUS MANQUES

# Posté le mardi 30 septembre 2008 02:03

Modifié le mardi 30 septembre 2008 02:53

Demain, Saint JEROME

Demain, Saint JEROME
J'ignore pourquoi mais chaque fois qu'une date fatidique approche, c'est comme tous les vingt-deux de chaque mois. A croire, que dans mon corps se trouve une horloge qui chaque jour, chaque fois, le meurtri de plus en plus.

La liberté c'est l'enfer
Quand elle tombe sur un c½ur prisonnier
Enchaîné comme aux galères
Au c½ur de son âme s½ur, de sa moitié
Les chaînes se sont brisées
Et mon c½ur n'appartient plus à personne
A quarante ans bien sonné
J'ai peur qu'il ne soit perdu à jamais

C½ur à réconforter, pas à délaisser, à recoller
Un peu naze, un peu d'occase, beaucoup cassé
C½ur en miettes, en détresse, en compote
En morceaux, en lambeaux, au fond des bottes


Il a aimé bien longtemps
Le fils de tous les temps
Il l'a enlassé,
L'a chéri pendant vingt-deux ans
Pour un amour à présent
Envolé
Il a eu plus que d'aucun
Du bonheur au quotidien
Chaque seconde
Il a pleuré en silence
Pour l'éternelle souffrance
De ce monde

C½ur à réconforter, pas à délaisser, à recoller
Un peu naze, un peu d'occase, beaucoup cassé
C½ur en miettes, en détresse, en compote
En morceaux, en lambeaux, au fond des bottes


Qui voudra bien remonter
Ce petit c½ur désenfanté
C'est pas un cadeau d'elle
Il est plein d'idées rebelles
Mais hélas, il aura du mal un jour
A croire encore à l'amour
Si tu veux
Je t'offre ce c½ur perdu
Qui n'aimera jamais plus
Ou si peu

C½ur à réconforter, pas à délaisser, à recoller
Un peu naze, un peu d'occase, beaucoup cassé
C½ur en miettes, en détresse, en compote
En morceaux, en lambeaux, au fond des bottes


C½ur à réconforter, pas à délaisser, à recoller
Un peu naze, un peu d'occase, beaucoup cassé
C½ur en miettes, en détresse, en compote
En morceaux, en lambeaux, au fond des bottes

# Posté le lundi 29 septembre 2008 02:48